La couverture bleue

Un petit garçon seul et abandonné, possède en tout et pour tout une couverture bleue, il est alors recueilli par diverses personnes qui tentent de lui redonner goût à la vie.

Une vieille dame lui prépare de bons petits plats mais elle ne l’écoute pas, il est toujours aussi seul.

Un vieil homme lui raconte des histoires mais lorsqu’il lit, il oublie de s’adresser au petit garçon, il est toujours aussi seul.

Enroulé dans sa couverture magique, le petit garçon s’envole et parcourt le monde à la recherche du monde vivant : les feuilles des arbres, les cris des oiseaux, la lumière, la brume qui s’évapore de la terre lui apprennent la tendresse et la poésie du monde.

Il n’est plus jamais seul, sa couverture a pris de jolies couleurs et depuis il tisse des couvertures avec le bleu du ciel, chaudes et douces pour les enfants qui se sentent abandonnés.

Un album plein de tendresse mais qui donne aussi une belle leçon de vie, la nature peut être une source de joie et de réconfort.

Orgueil et préjugés

Ah !! Jane Austen ! Pourquoi nous les femmes du XXIè siècle frissonnons nous encore à la lecture de ces histoires d’amour d’accord, mais surtout d’argent, de position sociale…Les romans Harlequins font leur beurre autour des mêmes thèmes. Mais voilà, ils ne sont pas écrits par Jane Austen, même si leurs auteurs ont tenté de jouer dans la même cour que cette grande dame de la littérature anglaise.

Elle, elle va plus haut, elle analyse et dissèque les situations inextricables dans lesquels se mettent les personnages, mais avec un brio, une verve, un style qui n’appartiennent qu’à elle. L’humour blotti entre les lignes fait qu’on avance dans leur lecture avec un sourire indécrochable. Essayez donc de lire un passage à voix haute : vous savourerez chaque formule comme une friandise et n’aurez de cesse de vouloir en faire profiter un maximum de vos proches…ou de vos abonné(e)s…

Les cinq malfoutus

Cinq êtres "malfoutus" cohabitent ensemble : un troué du ventre, le deuxième plié en deux, le troisième fatigué, le quatrième à l'envers et le cinquième entièrement raté. Leurs défauts ne les complexent pas du tout.
Mais un jour un type parfait débarque et les cinq malfoutus commencent à douter d’eux mais rapidement ils trouvent un avantage à leurs handicaps et clouent le bec au prétentieux.
Une jolie histoire sur la différence et l’acceptation de soi.

On peut facilement utiliser ce livre pour remonter le moral à nos bambins qui parfois se trouvent en position difficile à l’école.

Les illustrations naïves en collage ou coloriage font de cet album un bel objet.

Le portefeuille rouge

On avait fait connaissance avec Mathilde dans « La Relieuse du gué ». La voici de retour dans une histoire de vieux livre encore – attention, pas n’importe lequel, une édition originale de Shakespeare ! Mais une rareté peut en cacher une autre…et voila Mathilde entraînée dans une aventure qui la confrontera à une consœur aussi séduisante que vénéneuse, un beau commissaire-priseur qui lui fera oublier son amour précédent, et surtout un certain John surgi du XVIIè siècle et pour qui elle sera prête à renoncer à son atelier, ses amis, sa petite ville et son gué…


Décidément on s’attache à cette jeune femme discrète, intelligente, bienveillante envers et contre tout. Sans être ni un polar, ni un thriller, ni un documentaire sur la restauration et la reliure des livres anciens, cette histoire est un peu tout ça à la fois. On se laisse porter par la quête de Mathilde à la recherche du propriétaire d’un portefeuille aussi mystérieux que rouge…